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Reves de Lectures

Bienvenue sur mon blog, amis lecteurs ! Je m�...

    Blog en vacances pour le mois de juillet, je répondrai à vos commentaires et passerai voir vos articles dès que je reviendrai :) (05/07/2018)

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Salut ! Je te dérange ? Tu lis ? 04/08/2014

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Salut !
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Salut ! Je te dérange ? Tu lis ?
L'habillage de mon blog a été fait par Ressources-HabillagesV2 
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J'espère que vous aimez lire ! Parce qu'ici, on ne parlera que de ça (enfin presque).
J'ai créé ce blog pour partager avec vous mes lectures et écouter les vôtres.
Peut-être vous donnerai-je envie de lire certains livres et inversement ! J'aime partager mon avis et mes impressions sur un livre, et j'aime aussi entendre ce que les autres en ont pensé. Si vous avez lu l'un des livres que j'ai chroniqué, n'hésitez pas à en parler, votre avis m'intéresse ! 
 
Je trouve sympa d'échanger avec des lecteurs passionnés ou un peu moins... de parler d'un livre ou de centaines, de leurs adaptations au cinéma, des auteurs... Bref, le livre sera notre point commun !
 
En attendant mon prochain article (un tous les mercredis),
je vous souhaite une bonne lecture ! 


Si vous cherchez quelque chose en particulier, allez voir par là : 
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(n'hésitez pas à me demander en amie, je serais très contente :D





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Tags : Présentation - Rêves de Lectures - Chroniques de livres

Book Haul Juin 2018 04/07/2018


Book Haul 
Juin 2018 
 
 
 
   Bonjour tout le monde ! C'est l'heure du book haul de juin, et c'est largement temps ! Il y a beaucoup de livres, mais d'occasion pour la plupart, alors on va faire comme si c'était raisonnable. C'est parti ! 
 
Book Haul Juin 2018

 
 
   Sorceleur, tome 1, Le Dernier v½u, de Andrzej Sapkowski : Est-ce que vous savez que j'adore la Pologne ? Tous les pays slaves en général, d'ailleurs, mais surtout la Pologne. Bref, je trouve ça dommage qu'on connaisse aussi peu leur culture et leur littérature, et quand j'ai entendu parler d'une adaptation de ce livre en série télé, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le lise avant. C'est là que j'ai vu le nom de l'auteur, polonais sans aucun doute (son prénom se prononce andjeï, si vous vous posez la question), et il a tout de suite grimpé jusqu'en haut de ma wishlist. Au moment où vous lisez ce book haul, je suis probablement en train de le lire, et pour une fois je peux vous dire avec certitude que je vous en reparlerai bientôt !
 
   Sorceleur, tome 2, L'Epée de la Providence, de Andrzej Sapkowski : Au cas où il serait exceptionnellement bien, j'ai pris le deuxième pour pouvoir continuer tranquillement.
 
   Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll : C'était le moment de la fameuse promotion habituelle de l'été, où on prend deux livres de poche et on peut en choisir un gratuit parmi la sélection (sélection rarement intéressante). Il n'y avait pas énormément de choix. En fait, il n'y avait qu'Alice au pays des merveilles qui m'intéressait, et l'avantage, c'est qu'il est tellement petit qu'il sera lu très vite. Je ne vous le résume pas, vous connaissez peut-être l'histoire mieux que moi, mais je pense aussi le lire pendant les vacances et vous en parler après.
 
   Léviathan, tome 1, de Scott Westerfeld : Là, on commence la partie des livres que j'ai achetés au désherbage de la bibliothèque. Tous les deux ans, la bibliothèque fait le tri dans ses livres et en vend des centaines pour seulement 2¤ (bon, vu l'état de la plupart, même donnés je ne les prendrais pas). Cette année, j'ai fait quelques trouvailles intéressantes, dont celui-ci. Enfin, avec le recul, je me demande quelle idée j'ai eu de l'acheter... Un acharnement à lire du steampunk jusqu'à apprécier, peut-être ? Je n'ai pas la moindre idée de quoi ça parle, je sais juste que c'est l'auteur de la série Uglies qui l'a écrit, et pour le reste il va falloir le découvrir.
 
   L'Héritage, tome 1, Eragon, de Christopher Paolini : Je vous ai déjà conseillé Eragon ? Je vous fait marcher, évidemment que je vous l'ai déjà conseillé, à chaque fois que j'en ai l'occasion ! D'ailleurs, je prends beaucoup de plaisir à le caser partout où je peux. Forcément, je l'ai déjà lu, et je l'ai dans ma bibliothèque, rangé précieusement de façon à ne pas prendre la poussière, dans une belle édition toute propre, impeccable. On dirait que je n'ai même jamais mis les mains dessus et j'en suis très fière, parce que justement, je l'adore tellement que je ne mets jamais les mains dessus (je serais capable d'abîmer le précieux) ! Alors pourquoi l'avoir acheté ? Vous voyez, c'est l'étape ultime de ma stratégie : je vais continuer à le conseiller à tout le monde à chaque fois que j'en aurai l'occasion, mais maintenant que j'ai cette version assez abîmée, je vais pouvoir proposer à mes amis de leur prêter ! Et comme ça, ils seront tous obligés de découvrir Eragon (MOUAHAHAHAHAAA !!). En fait, j'hésite, parce que dans un sens j'aimerais aussi garder cette histoire uniquement pour moi, mais on ne sait jamais, un livre supplémentaire peut toujours servir.
 
 
 
 
Book Haul Juin 2018

 
 
Entre chiens et loups, tome 1, de Malorie Blackman
Entre chiens et loups, tome 3, Le Choix d'aimer, de Malorie Blackman
Entre chiens et loups, tome 4, Le Retour de l'aube, de Malorie Blackman
 
   La suite du désherbage. J'ai cherché le tome 2 partout, il était introuvable ! Tant pis, ça fait longtemps que j'ai envie de lire cette série, et à chaque fois je me lamente parce que les livres coûtent cher. Maintenant, c'est réglé, je vais enfin pouvoir les lire ! Il me semble que c'est une histoire où la ségrégation a été inversée : les noirs sont les puissants et les blancs sont les esclaves. Je n'en sais pas plus, mais ça me suffit. J'avais lu Boys don't cry de la même auteure, qui était excellent, et aussi Les Insurgés, qui était plutôt sympa (vous n'avez pas vu la chronique des Insurgés, c'est normal, je suis une grosse flemmasse qui a oublié d'en écrire quelques unes l'année dernière). Donc ça devrait être chouette ! J'aimerais vous dire que je les lirai bientôt mais, soyons honnête, ça pourrait très bien être dans plusieurs années.
 
   Le Prince de la brume, tome 1, de Carlos Ruiz Zafón : J'ai découvert que c'était un tome 1 après l'avoir acheté, sinon j'aurais peut-être hésité. Encore une fois, je n'ai pas la moindre idée de l'histoire, mais l'auteur étant l'un des plus réputés parmi les auteurs espagnols, c'est toujours utile de l'avoir. C'est bête, mais j'ai pensé qu'il serait peut-être bien, et qu'en même temps je pourrais peut-être le recaser dans une dissertation. Les deux sont rarement compatibles.
 
   L'Elfe du Grand Nord, de Lucy Daniel Raby : Je peine plus à retenir le nom de cette auteure qu'à écrire celui du Sorceleur ! Ça faisait un bout de temps que je voulais le lire, et c'est l'occasion parfaite ! Celui-là, vous pouvez être sûrs que je le lirai cette année, à Noël. (Ça vous surprend si je vous dit que je ne sais pas précisément ce qu'il raconte ?)
 
 
 Et vous, des nouveautés ? 
 
 

Tags : Book Haul - Juin 2018

Presque Minuit, de Anthony Combrexelle 27/06/2018


Presque Minuit 
Anthony Combrexelle 
404 Editions 
Note : 2/5 
 
 
Presque Minuit, de Anthony Combrexelle

 
 
   Paris, 1889. Six orphelins en cavale, devenus gamins des rues par la force des événements, volent et détroussent les passants. Alors que l'Exposition universelle débute, ils font l'erreur de dérober le mauvais objet aux mauvaises personnes. Leurs mésaventures aux quatre coins de la ville les amèneront à découvrir les secrets d'un monde magique où s'affrontent créatures mythologiques, sorcières et terrifiants ennemis mécaniques. Plus que jamais, Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs devront se battre pour sauver leur vie et celle des habitants de la capitale. 




*  *  *



   J'ai peiné à donner une note à ce livre, et je sens que je vais peiner aussi à faire court pour vous expliquer pourquoi ! Pour vous résumer avant de commencer : le début, pas bien ; vers la fin, mieux ; la fin, moins bien.
 
   C'est parti pour la première partie (la plus violente et négative, désolée pour vos yeux) ! D'abord, commençons par le début. Un désastre, selon moi. C'était horriblement long ! Je peinais à lire plus de dix pages par jour, et il fallait que je me force pour en arriver là (on ne sait jamais, la suite serait peut-être mieux). En tout cas, je n'ai jamais lu aussi lentement sauf quand il s'agit de livres de cours. L'auteur a épuisé ma patience du début, l'histoire met trop de temps à se dévoiler, j'avais juste envie de poser ce livre et de ne jamais le rouvrir. C'était comme si chaque page risquait d'être celle qui allait provoquer une overdose. Ça vient surtout d'un problème dans l'écriture (mais ce n'est que mon avis). L'écriture, donc, m'a surprise. C'est très bien écrit. Trop bien (et ça ressemble à une façade, parce que j'ai repéré beaucoup de petites fautes qui peuvent passer inaperçues mais qui dérangent forcément la L que je suis). Le vocabulaire et les tournures de phrases sont très diversifiés, ce qui est plutôt impressionnant au début. C'est le genre d'écriture qu'on nous vante en cours en nous disant que c'est ce qu'il faudrait atteindre. Sauf que c'est ennuyant (je suis désolée, mais je préfère encore l'écriture de Balzac). L'écriture est tellement travaillée (elle a l'air de l'être, en tout cas) qu'elle prend toute la place. Si on veut suivre, il faut se concentrer sur les mots, ce n'est pas fluide du tout. Et surtout, j'ai eu l'impression que l'auteur s'était tellement concentré sur l'écriture qu'il en a oublié le reste. Ou alors c'est simplement son style, qui paraîtra sûrement très bien à d'autres mais que je n'ai pas aimé.
 
   Ce qui m'a vraiment dérangée, c'est que je n'ai pas pu m'attacher aux personnages, c'est horriblement frustrant ! L'auteur avait l'ambition de faire des personnages attachants, comme il l'explique à la fin, mais à mes yeux, c'est raté. Il y a une trop grande distance entre eux et le lecteur, imposée par l'écriture. Les pièces, les objets et les actions sont plus décrits que les personnages. Ils sont décrits physiquement et on voit certains de leurs souvenirs, mais toujours comme un observateur extérieur (et ça ne vient pas de la narration à la troisième personne, il y en a des tonnes qui marchent très bien). On n'a pas accès à leurs pensées et à leurs sentiments, à ce qu'ils sont vraiment, d'une manière qui permette de se mettre à leur place. Honnêtement, je sais que certaines personnes aiment le détail, mais je me fiche complètement du moindre meuble et de sa position dans une pièce ou de ce qu'il y a dessus, alors que je n'arrive même pas à l'intégrer et à l'imaginer au moment où je lis cette description. De mon point de vue, l'auteur s'est concentré sur des aspects trop superficiels. Mais évidemment, ce n'est que mon avis : j'ai tendance à rechercher l'humain dans un livre, l'humanité qu'il y a en chaque personnage. Et là, l'écriture m'en a empêchée. Ce style trop travaillé met une trop grande distance entre le lecteur et les personnages.
 
   En plus (mais là c'est vraiment personnel), je ne supporte plus que tout ce qui se passe en France soit situé à Paris ! Ce n'est pas de la faute du livre, c'est vrai, mais ça fait partie de ce qui m'a dérangée. La France, ce n'est pas seulement Paris ! A chaque fois que je lisais un nom de rue ou de pont, mon cerveau décrochait. Dans la fantasy, on donne rarement des noms de rue, ou alors deux ou trois importantes ; mais dès qu'on est à Paris, les auteurs en abusent (on a compris, ils ont fait leurs repérages). Le pont de la tournelle et ce genre de choses hyper précises qui surabondent, je n'en ai rien à faire, je me fiche d'une rue qu'on ne voit qu'une fois de tout le livre, ça n'évoque rien pour moi ! Pour les Parisiens, ça doit être sympa de reconnaître les endroits, ou même quand on ne l'est pas mais qu'on y va une journée et qu'on se dit « ah mais oui, c'est là que ... ! ». Mais pour moi, à part si la rue a une importance particulière, je me fiche de son nom. Et si le nom lui-même est censé véhiculer une idée, je ne suis pas Parisienne, je la rate forcément ! (Tout ce que j'ai retenu de Paris, c'est : le 16e = bourgeois, le Marais = gay).
 
   Tout ça a contribué à rendre la lecture horriblement fastidieuse et ennuyante. J'ai cru que je n'arriverais jamais à la page 100 ! J'ai beaucoup hésité à ne pas le terminer, à arrêter au bout de 70 trop longues pages, mais c'est un cadeau de mon père, alors je me devais de lui laisser sa chance jusqu'à la fin au cas où ça s'arrangerait (et du coup, ça m'embête de ne pas l'avoir aimé, quand on nous offre un livre on préfère forcément dire qu'il était génial. Mais bon, mon père s'est sûrement fié à la couverture, qui est franchement très jolie, et c'est dommage que l'intérieur ne soit pas à la hauteur). Bref, si je l'avais acheté moi-même, je ne me serais pas forcée et j'aurais été très déçue d'avoir gaspillé mon minuscule budget livre d'étudiante alors que j'aurais pu le dépenser pour un livre plus intéressant.
 
   Habituellement, vu la longueur de cette chronique, je m'arrêterais là, mais il faut quand même que je vous parle des quelques points positifs (c'est long, mais je me sens obligée de justifier mon avis en détail quand je casse un livre comme ça). Au bout de 170 pages, on commence à voir l'histoire et à comprendre ce qui va se passer. Je dirais que de la page 200 jusqu'à la page 300, en gros, c'était intéressant. C'est le moment du livre où on commence à vouloir savoir la suite. L'histoire est une très bonne idée, les automates qui veulent prendre le contrôle de Paris sont pile poil assez intrigants. Et, forcément, quand ça devient un peu gore et monstrueux, c'est beaucoup mieux (d'ailleurs, il y a des moments vraiment très gores et cruels auxquels je ne me serais pas attendue). Au bout d'un moment, j'ai commencé à m'attacher à un personnage. Pas de chance, la fin m'a déçue et a fait retomber l'intérêt qui s'était développé, et le livre s'est terminé sur une mauvaise note, comme il avait commencé. Sans ça, je serais restée sur une bonne impression et j'en aurais gardé un meilleur souvenir. SPOILER (surlignez la suite) : L'auteur a osé tuer mon personnage préféré ! Ou plutôt, le seul personnage auquel j'avais fini par m'attacher. A mon sens, c'est trop de morts inutiles et on passe trop rapidement dessus. FIN DU SPOILER.
 
   Je suis très sévère avec ce livre, et croyez-moi, j'aurais préféré avoir un éloge à faire sur un livre français (en plus, vous savez que j'ai tendance à tout aimer, moi-même je me rends compte que je surnote la plupart des romans que je lis). J'imagine toujours les auteurs tomber sur un avis pareil, et je me dis qu'ils doivent être mortifiés devant, avec sous les yeux de quoi réduire en miettes leur travail de plusieurs années et tout l'espoir qu'il y a avec (monsieur l'auteur, si vous passez par là, ce n'est pas du tout contre vous). C'est le premier livre de l'auteur et il ne m'a pas plu (mais alors pas du tout !), ce n'est pas de chance, et je suis déçue autant de cette chronique qui manque d'enthousiasme que de ma lecture, qui manquait tout autant d'enthousiasme. Le dernier livre qui m'a autant ennuyée, c'était Vango, de Timothée de Fombelle (dont j'ai perdu la chronique, une chance pour vous !). Je pourrais continuer à vous dire à quel point ce livre m'a déçue, mais je dois commencer à moi-même vous ennuyer (je sais, la plupart du temps, les très longues chroniques annoncent des coups de c½ur, mais je trouve important de ne pas se contenter de « c'était nul, j'ai pas aimé »). On est censé trouver de la bonne humeur, ici !
 
   Bref, une grosse déception ainsi qu'une grosse perte de temps, qui m'a fait choper un genre de mauvais rhume livresque : il m'a coupé 'envie de lire, ce roman ! Franchement, chacun ses goûts, et vous l'adorerez peut-être, mais votre survie m'importe et je ne peux pas vous le conseiller ! (En fait, je vous recommanderais même de vous en tenir aussi éloigné que possible).
 
Vous l'avez lu ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
Presque Minuit, de Anthony Combrexelle

Tags : Presque Minuit - Anthony Combrexelle - 404 Editions - Jeunesse - Steampunk

Bérénice, de Jean Racine 20/06/2018


Bérénice 
Jean Racine 
Flammarion (GF) 
Note : 4/5 
 
 

Bérénice, de Jean Racine

 
 
   "Bérénice est une tragédie où il n'y a pas de sang. Elle paraît pourtant d'autant plus douloureuse. Se séparer est pire ici que mourir. C'est le sort des trois personnages de la pièce : Bérénice, reine qui aime l'empereur Titus et qui devait l'épouser, Antiochus, qui voue un amour sans espoir à Bérénice. Il s'agit seulement de prononcer un mot, si dur, si tendre : adieu." 





*  *  * 



   C'est le premier livre que j'ai eu à lire en Lettres Modernes. Je suis en première année de licence, et j'attendais la fin du semestre pour vous parler des livres de cours de cette année. Heureusement, j'avais déjà lu certains des livres qu'on a étudiés, ça m'a permis de ne pas prendre trop de retard, mais j'ai été assez surprise de devoir lire autant de livres en même temps (on est d'accord, en faisant des études de lettres, j'aurais dû m'y attendre)
 
   Bérénice, c'est donc une tragédie classique pas si classique que ça. On a dit que Racine avait fait une tragédie à partir de rien, et d'ailleurs lui-même était plutôt d'accord. Il ne s'y passe pas grand-chose. On suit d'abord Antiochus, roi de Comagène, qui est amoureux de Bérénice depuis cinq ans mais est obligé de faire passer son amour pour de l'amitié, car Bérénice aime Titus, et Titus l'aime aussi. Ils doivent se marier, mais Titus, qui vient de devenir empereur de Rome, veut respecter les lois romaines. Il va donc se séparer de Bérénice, mais il ne sait pas comment lui dire. Vous voyez ce qui peut arriver ensuite. Toute la pièce est remplie de monologues, et il ne se passe vraiment rien. On passe du désespoir de Bérénice à celui de Titus et à celui d'Antiochus, avec un tout petit peu d'espoir au milieu pour faire repartir l'histoire.
 
   Il n'y a donc aucune action, pourtant j'ai bien aimé. Ce qui compte dans Bérénice, c'est la beauté des sentiments, et ça marche. Enfin, ça marche à peu près. Bérénice est légèrement agaçante, et je trouve que pour une reine elle ne tient pas beaucoup à sa dignité (même en temps que fille normale, je refuserais qu'on me voie dans un état pareil). Titus est aussi embêtant avec son hésitation. Par contre, Antiochus est parfait ! La pièce aurait dû porter son nom ! C'est le personnage que j'ai préféré, il n'est ni vraiment indécis ni ridicule, juste victime des choix des deux autres personnages. Son amour pour Bérénice est tellement sincère qu'il appelle Titus pour l'aider, et pourtant tout le monde le sous-estime. Bérénice ne veut pas de lui et Titus ne prend même pas la peine d'être jaloux. Il a plus de grandeur que les autres mais il reste dans l'ombre. J'ai trouvé que c'est un personnage admirable.
 
   Je n'ai rien de plus à dire, puisque les pièces de théâtre sont toujours assez courtes et que ce n'est pas mon genre préféré. En tout cas, je pense avoir eu énormément de chance de tomber sur cette pièce-là, que j'ai beaucoup appréciée ! Si jamais vous voulez essayer Racine, je vous conseille plutôt Bérénice qu'Andromaque (je n'ai pas lu les autres).
Bérénice, de Jean Racine

Tags : Bérénice - Jean Racine - Flammarion - GF - Classique - Théâtre

La Machine Infernale, de Jean Cocteau 13/06/2018


La Machine Infernale 
Jean Cocteau 
Le Livre de Poche 
Note : 3/5 
 
 

La Machine Infernale, de Jean Cocteau

 
 
   Obéissant à l'oracle, Oedipe résout l'énigme du Sphinx, tue son père et épouse sa mère. La peste s'abat sur Thèbes qui a couronné un inceste et un parricide. Quand un berger dévoile la vérité, la machine infernale des dieux explose. Oedipe se crève les yeux et sa mère se pend. S'inspirant du théâtre de Sophocle, Cocteau redonne vie aux grandes figures grecques : Oedipe, Jocaste, Antigone et Créon. Il philosophe en virtuose. Non, l'homme n'est pas libre. Il naît aveugle et les dieux règlent sa destinée. Même le héros, celui qui sort du rang, doit se soumettre. 
 
 
* * * 
 
 
   Cette chronique sera extrêmement courte puisque je n'ai quasiment rien à dire sur ce livre. C'est une pièce de théâtre de seulement 130 pages (avec une centaine de pages de dossier en plus dans cette édition, ce qui est intéressant pour mieux comprendre les choix de Jean Cocteau). J'ai dû le lire en terminale pour le bac, et j'en garde un assez mauvais souvenir parce qu'il faisait partie des textes du bac de français en première (tomber deux fois sur le même, c'est dommage)
 
   C'est le mythe d'Oedipe revisité, et pour moi, ça ressemblait presque à une analyse. La pièce est pleine d'allusions au destin d'Oedipe et de Jocaste ! Dans l'ensemble, c'est assez drôle : les répliques des personnages et les allusions dont je vous parlais en rajoutent un peu plus à chaque fois et c'est plutôt comique.
 
   L'histoire en elle-même est un peu assaisonnée : on voit le Sphinx et Anubis discuter (parce que pourquoi ne mettrait-on pas un dieu égyptien dans une tragédie grecque ?), et des fantômes apparaître tranquillement. C'est intéressant, parce que c'est une partie qu'on découvre et qui change un peu de la version qu'on connaît.
 
   J'ai quand même seulement moyennement apprécié, parce qu'Oedipe n'est pas représenté avec une image très glorieuse ou très mature (ce qui est voulu, bien sûr). J'aime bien le voir comme une victime des dieux qui fait tout ce qu'il peut pour être un bon roi, quelqu'un d'appréciable en fait, mais ici on est loin de ce rôle.
 
   En résumé, quand on travaille sur Oedipe pour le bac, c'est un livre utile à lire, mais vous pouvez toujours prendre deux ou trois heures pour le découvrir un jour où vous n'avez rien à faire, si ça vous tente (c'est très rapide à terminer). En tout cas vous ne ratez pas non plus grand-chose à ne pas le lire.
La Machine Infernale, de Jean Cocteau

Tags : La Machine Infernale - Jean Cocteau - Le Livre de Poche - Classique - Théâtre

Le Joyau, tome 1, de Amy Ewing 06/06/2018


Le Joyau (tome 1) 
Amy Ewing 
Robert Laffont (R) 
Note : 5/5 
 
 

Le Joyau, tome 1, de Amy Ewing

 
 
   Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d'être formée dans l'optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l'opulence et le luxe, c'est la descendance...
Achetée par la Duchesse du Lac lors de l'Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie par une gifle. Désormais connue sous l'appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l'étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté.
   Violet doit accepter ce sinistre quotidien... et tâcher de rester en vie. Mais c'est alors que naît une romance interdite entre elle et un séduisant jeune homme, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Bien que la présence de ce dernier vienne illuminer le sombre quotidien de Violet au coeur du Joyau, les conséquences de leur relation illicite vont dépasser ce qu'ils redoutaient... 




*  *  * 



   C'est une mauvaise habitude, je sais, mais je viens à peine de poser ce livre et je vais vous donner mon avis complètement désordonné et incomplet ! Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un coup de c½ur, mais je dois vraiment refréner mon enthousiasme pour ça ! (excusez le nombre de points d'exclamation si jamais je m'emballe)
 
   D'abord, je tiens à dire que ce livre fait 450 pages et que je l'ai lu en trois jours (et les nuits qui vont avec), moi qui suis un escargot (c'est vrai, la police d'écriture assez énorme facilite la tâche, mais ne m'enlevez pas ma fierté !). C'était passionnant et surtout très addictif. Un peu prévisible, j'ai tout vu venir d'assez loin, mais ça donne quand même envie de voir ce qui va se passer, et le plus vite possible. En parlant de ce qui se passe, il faudrait peut-être que je vous raconte un peu ! Je vous fais le topo. L'histoire se passe dans la Cité Solitaire, un genre de ville géante en forme de cercle, protégée par un mur de l'océan qui menace de tout engloutir. A l'intérieur, il y a cinq cercles concentriques, séparés par des murs : le plus pauvre à l'extérieur (évidemment, en cas d'accident de mur il vaut mieux que ce soient les pauvres qui meurent), et le plus riche au milieu, le Joyau, là où vit la royauté, la noblesse, et plein de gens tous plus inhumains les uns que les autres (et des serviteurs qui ressemblent plutôt à des esclaves, bien sûr). Dans cette ville, les nobles ne peuvent pas avoir d'enfants pour une raison bizarre (s'ils n'étaient pas aussi nombreux, j'aurais parié sur la consanguinité), alors ils ont recours à des mères porteuses (comprenez : des filles pauvres arrachées de force à leurs familles quand elles ont 12 ans, et vendues pour porter les enfants des autres à 16 ans. Joyeux, comme vie). Ces mères porteuses ont une spécificité génétique qui leur donne certains pouvoirs qui leur permettent de rectifier les problèmes génétiques des enfants de la royauté. Et nous, on suit Violet, une de ces filles, qui n'a pas spécialement envie qu'on la prive de sa liberté, de sa famille, de sa vie et de son corps, et qui préférerait mille fois travailler dur dans les champs plutôt qu'être utilisée comme un objet pour porter l'enfant d'une vieille mégère (c'est comme ça que je vois la duchesse qui l'a achetée).
 
   Je pourrais vous en dire plus sans rien vous gâcher, mais je ne vais pas vous retenir des heures, surtout que le livre sera plus clair que moi quand vous le lirez (parce que vous passez à côté de quelque chose si vous ne lui laissez pas sa chance !). J'ai plutôt apprécié Violet, surtout parce qu'elle n'accepte pas son sort, mais je la trouve un peu stupide (pas tout le temps, mais trop souvent). Enfin bon, on ne va pas lui reprocher d'être trop naïve, c'est ce qui la différencie des méchants. Ceux que j'ai surtout aimés, ce sont les caméristes : Annabelle, la fille muette qui ressemble plus à une amie qu'à une femme de chambre, et Lucien, l'un des rares à être sympa avec Violet. Mais mon préféré, c'est Garnet, le fils de la duchesse. Il a 19 ans, on ne le voit pas tellement, sauf quand il vient mettre les pieds dans le plat, et surtout, il est irrévérencieux au possible (pour le fils d'une duchesse, il y a de quoi entacher la réputation de sa mère) ! Il est très drôle, et dès la première fois qu'il est apparu, je me suis dit qu'il allait devenir plus important qu'il n'en a l'air. Vous, vous préférerez sûrement Ash, le compagnon de la méchante nièce de la duchesse, parce que c'est a priori un personnage très populaire, mais je ne l'ai pas particulièrement aimé. En fait, il fait partie du seul point négatif que je trouve à ce livre.
 
   Le sujet m'a passionnée, il y a tellement d'injustice dans cette histoire ! Entre les mères porteuses, dans ce cas précis forcées à donner leur corps, la question de la propriété de son corps en général, les inégalités entre les riches et les pauvres, les manigances pour le pouvoir, et certainement d'autres aspects que j'oublie, on est servis niveau réflexion et débat (oui, je débats avec moi-même quand je lis) ! L'histoire est un peu rapide, ce qui dans un sens ne laisse pas le temps de s'ennuyer, mais tous ces sujets sont très bien présentés. La seule chose qui m'a dérangée, c'est la romance. Trop facile et trop prévisible, trop présente et surtout trop rapide. Pourquoi certains auteurs tiennent absolument à ce qu'il y ait un coup de foudre réciproque et que tout se passe en moins d'une semaine ?? Bon, j'exagère peut-être, pas une semaine mais plutôt un mois, c'est-à-dire quelques pages. Dans tous les cas, trop rapide et pas crédible. Quand je vois un personnage jurer à un autre de l'aimer pour le reste de sa vie alors qu'ils se connaissent à peine, je suis désolée de gâcher leurs rêves, mais je n'y crois pas une seule seconde. Si ça m'arrivait en vrai, je penserais que la personne qui me dit ça n'a pas réfléchi deux minutes, et qu'au mieux elle est sincère sur le moment et changera d'avis plus tard, ou au pire qu'elle est en train de me prendre pour une cruche et essaie volontairement de m'entourlouper. Du coup, impossible pour moi de m'attacher au personnage en question, je l'ai suspecté d'être un espion pendant tout le livre tellement ce n'était pas crédible. Bref, j'ai trouvé le livre excellent malgré quelques défauts, mais la romance n'est pas passée.
 
   Pour faire court : ce livre est très addictif et il soulève des sujets particulièrement intéressants, mais la romance me paraît ratée. Je vous conseille de lui laisser sa chance, et de mon côté, je vais préparer une incantation pour que ma tirelire se remplisse et que je puisse acheter la suite très rapidement !
Le Joyau, tome 1, de Amy Ewing

Tags : Le Joyau - tome 1 - Amy Ewing - Robert Laffont - Collection R - Jeunesse - Young Adult - Science-Fiction

Book Haul Mai 2018 30/05/2018


Book Haul 
Mai 2018 
 
 
 
   Je vous présente ce qui ressemble au seul book haul vraiment raisonnable de l'année, avec seulement deux livres ! Avec la carte avantages jeunes et un vide-grenier, j'ai réussi à ne dépenser que trois euros dans les livres (un véritable miracle !). C'est parti ! 
 
 

 
 
– Tour B2, mon amour, de Pierre Bottero : Je me promenais dans un vide-grenier, effrayée par la quantité de vêtements que les gens vendaient, quand cette couverture a attiré mon regard. J'imagine que vous connaissez Pierre Bottero ? J'en ai énormément entendu parler, il paraît que ses livres sont excellents, mais je n'en avais jamais lu un seul. C'était l'occasion. En plus, ma prof de français de troisième nous l'avait conseillé (c'est pour ça que je l'ai remarqué de loin). L'histoire n'est pas vraiment mon style habituel de lecture (en gros c'est une histoire d'amour dans une cité, je ne pourrais pas vous faire de meilleur résumé), mais ce livre est tout petit et ça valait la peine de lui laisser sa chance !
 
– Red Queen, tome 3, King's Cage, de Victoria Aveyard : Vous n'imaginez même pas à quel point ça a été une torture d'attendre qu'il sorte en poche (sauf si vous l'avez attendu aussi) ! C'est l'une de mes séries préférées, ce livre est amazing (désolée, là tout de suite je ne trouve pas d'équivalent français) ! Je me suis jetée dessus dès que je l'ai acheté (ce qui m'a fait remarquer que je ne vous avais pas posté la chronique du tome 2, un énorme problème auquel je compte remédier dès que j'aurai terminé celui-là). J'avais un peu peur, puisque j'avais trouvé que le deuxième tome était un niveau en dessous du premier et que j'avais entendu que le troisième était encore un peu moins bien, mais pour l'instant je le trouve parfait ! J'ai hâte de vous en reparler ! 
 
 
Et vous, du nouveau ? 
 
 
 

Tags : Book Haul - Mai 2018

Oedipe Roi, de Sophocle 23/05/2018


¼dipe Roi 
Sophocle 
Folio 
Note : 4/5 
 
 

Oedipe Roi, de Sophocle

 
 
   Cruauté du sort qui amène ¼dipe à commettre à son insu l'acte criminel prédit par l'oracle ! Averti par Delphes qu'il tuerait son père et épouserait sa mère, il fuit les lieux de son enfance, espérant ainsi préserver Polype et Mérope, ses parents présumés... Que ne lui a-t-on dit, hélas, qu'il était le fils de Laïos !

   Ignorant du drame ancien, aveuglé parle hasard, ¼dipe court à sa perte. Il tue un voyageur qui lui barre la route, libère Thèbes de la Sphinge, épouse la reine de la cité, occupe le trône royal et... accomplit son terrible destin. 

 
* * * 
 
 
   Pour ceux qui ne le sauraient pas, ¼dipe Roi était l'un des livres sur lesquels ont travaillé les terminale L pour le bac de 2017, et le résultat c'est qu'il fallait le lire pendant les vacances (le lycée a vraiment un gros problème avec le concept de vacances. Enfin bon, la fac aussi).
 
   J'ai découvert peu de temps avant, quand j'étais en première L, que j'aime assez le théâtre alors que j'avais des gros préjugés dessus. Mais l'avantage d'une pièce, surtout celle-ci, c'est que ça se lit très vite (c'était bouclé en deux heures, j'aime bien les livres de cours comme ça, c'est le gros avantage par rapport à Madame Bovary). On doit lire cette version précisément à cause du traducteur, et c'est vrai que je suis assez d'accord avec la prof de français sur ça, son style est vraiment bien, même si ce n'est pas le meilleur (ne vous inquiétez pas, j'ai fait mieux que ça au bac). Évidemment, comme quasiment toute la population (ou au moins tous les L, ça c'est obligé), je connaissais déjà l'histoire d'¼dipe, alors je n'ai eu aucune surprise, mais elle reste sympa. J'aime bien la mythologie grecque, et ¼dipe est sûrement l'un des personnages les plus connus. En fait son histoire est vraiment cool et je pense qu'on ne sera jamais à court de blagues dessus, c'est parfait ! (Vous n'imaginez pas le nombre de "ça crève les yeux" ou "ça lui a ouvert les yeux" qu'on a casés dans les dissertations)
 
   C'est un classique sympa, alors si vous aussi vous devez travailler dessus, ce n'est pas la peine de pleurer tout de suite (attendez les Faux-Monnayeurs, peut-être, c'est plus long). Même sans le lire pour les cours je pense qu'il est plutôt bien.
Oedipe Roi, de Sophocle

Tags : Oedipe Roi - Sophocle - Folio - Classique - Théâtre

Musique #2 16/05/2018

  
Musique #2 
Mai 2018 
 
 
   D'habitude (si on peut parler d'habitude quand il n'y a encore eu qu'un seul article de ce genre), quand je vous parle de musique, c'est un top 3. Cette fois-ci, ce sera un top 5, parce que j'étais obligée de vous parler d'Avicii. Je vous mettrais bien une dizaine de ses chansons, mais je me suis contentée de trois de mes préférées. J'adorais Avicii (je l'adore toujours et ça ne risque pas de changer), et sa mort m'a franchement bouleversée. Même s'il avait 28 ans, pour moi il fait quand même partie du Club des 27, il a sa place parmi ces légendes. Du coup, je n'ai quasiment rien écouté d'autre depuis.
 
 
* Avicii – Waiting For Love
J'aime beaucoup l'optimisme de cette chanson, elle est tellement motivante ! Quand je l'écoute, j'ai l'impression que tout est possible ! C'est bête, mais elle me pousse à me remettre en question, à voir les bons côtés de la vie.
 
 
 

 
 
 
 
 
* Avicii – Hey, Brother
La plus triste, évidemment. Je la trouve magnifique et très émouvante, surtout maintenant. Elle me sert de berceuse depuis quelques semaines.
 
 
 

 
 
 
 
 
* Avicii – The Nights
Encore une chanson pleine de vérité ! Celle-ci, je l'aime beaucoup, c'est comme si elle me disait "Pourquoi tu perds ton temps ? Bouge-toi un peu !". J'ai un rêve (quand je dis ça, j'ai toujours l'impression d'être dans Raiponce), et elle me rappelle que c'est important de le réaliser, et que je peux y arriver si je travaille dur. Ça apporte tellement de motivation !
 
 
 

 
 
 
 
 
* Tom Walker – Leave a Light On
Pour repasser dans la déprime. Je l'ai entendue pour la première fois dans le bus. Le trajet est passé beaucoup plus vite que d'habitude. Je ne saurais pas vous expliquer pourquoi, mais je la trouve rassurante (et un peu déprimante aussi). En plus, elle me donne envie de danser.
 
 
 

 
 
 
 
 
* Of Monsters and Men – Little Talks
Celle-ci aussi donne envie de danser. Au début, je me sentais obligée de bouger en l'entendant, elle donnait la pêche et le sourire. Et puis j'ai fini par réaliser qu'elle parlait de la mort d'un personnage (oui, ça casse un peu l'ambiance). Le groupe est islandais, j'aime aussi beaucoup leurs autres chansons.
 
 
 

 
 
 
 
Et vous, qu'est-ce que vous écoutez ? :) 
 
 
 
 

Tags : Musique

The Empirium Trilogy, book 1, Furyborn, de Claire Legrand (VO) 09/05/2018


The Empirium Trilogy (VO) 
(book 1) Furyborn 
Claire Legrand 
Sourcebooks Fire 
Note : 5/5 
 
 

The Empirium Trilogy, book 1, Furyborn, de Claire Legrand (VO)

 
 
   "When assassins ambush her best friend, the crown prince, Rielle Dardenne risks everything to save him, exposing her ability to perform all seven kinds of elemental magic. The only people who should possess this extraordinary power are a pair of prophesied queens: a queen of light and salvation and a queen of blood and destruction. To prove she is the Sun Queen, Rielle must endure seven trials to test her magic. If she fails, she will be executed... unless the trials kill her first.

   A thousand years later, the legend of Queen Rielle is a mere fairy tale to bounty hunter Eliana Ferracora. When the Undying Empire conquered her kingdom, she embraced violence to keep her family alive. Now, she believes herself untouchable--until her mother vanishes without a trace, along with countless other women in their city. To find her, Eliana joins a rebel captain on a dangerous mission and discovers that the evil at the heart of the empire is more terrible than she ever imagined.

   As Rielle and Eliana fight in a cosmic war that spans millennia, their stories intersect, and the shocking connections between them ultimately determine the fate of their world - and of each other." 




*  *  * 

  
   J'ai l'honneur de vous présenter mon deuxième coup de c½ur de l'année et probablement l'un des meilleurs livres de 2018 : Furyborn ! Je l'ai eu en avance dans une box livresque, il sort seulement le 22 mai, mais je vous conseille de vous jeter dessus dès sa sortie ! (Pour ceux qui parlent bien anglais - le résumé est un peu long mais ça vous permet de voir si vous vous sentez de le lire)
 
   Je vais avoir le même problème que pour tous mes autres coups de c½ur : je l'adore tellement que je ne sais pas comment vous en parler (c'est pour ça qu'il n'y a pas une seule chronique sur les livres de Tolkien sur mon blog, ni sur la suite d'Eragon). Bref. Dans ce livre, une prophétie a prédit l'arrivée de deux reines : la Sun Queen qui aura le pouvoir de sauver son peuple, et la Blood Queen qui aura le pouvoir de le détruire. Le but n'est pas du tout de savoir laquelle des deux filles qu'on suit deviendra quelle reine, ça on le sait du début, dès la première page, mais de voir comment elles vont le devenir. Parce que c'est surprenant. D'un côté, on suit Rielle, une fille très sympa qui pense toujours à ses amis, même si elle a accidentellement tué sa mère quand elle était petite parce qu'elle ne savait pas maîtriser son pouvoir. Elle deviendra la Blood Queen. De l'autre, Eliana, une chasseuse de primes et une meurtrière sans c½ur, qui tue des parents et qui regarde leurs enfants se faire exécuter sans problème (vous l'avez compris tout de suite à cette merveilleuse description : elle est la gentille reine que tout le monde attend pour qu'elle les sauve !). Avant de commencer le livre, je me disais que c'était dommage de savoir tout de suite qui était qui, mais en fait c'est ce qui donne tout l'intérêt au livre !
 
   A l'époque de Rielle, on croit en 7 saints, qui maîtrisaient chacun un élément, c'est-à-dire une sorte de magie. Il y a des temples pour chaque élément, où les gens vont prier. Mais Rielle maîtrise les sept éléments : l'air, le feu, la lumière, l'ombre, l'eau, le métal et la terre. C'est exceptionnel, et quand son pouvoir est révélé, on la condamne à passer une épreuve pour chaque élément, pour montrer qu'elle les maîtrise réellement et pour s'assurer de sa loyauté, histoire d'être bien certains qu'on ne retrouve pas avec la reine de sang. Elle risque sa vie à chaque épreuve.
 
   Mille ans après, à l'époque d'Eliana, la magie n'existe plus, les temples ont été détruits, et l'histoire de la reine de sang n'est plus qu'une légende. Les gens ne croient plus à la magie, aux saints ni à Rielle, mais ils racontent ces histoires à leurs enfants pour qu'ils croient qu'une reine-soleil va venir les sauver. Parce que les gens souffrent, ils vivent dans la misère dans une gigantesque dictature appelée Undying Empire (quelque chose du genre l'Empire Immortel en français. Très engageant, n'est-ce pas ?). Ça fait mille ans que cet empire dure (de quoi faire pâlir Hitler de jalousie !), et il s'étend à tous les royaumes sauf un, qui résiste encore mais dont la liberté est menacée.
 
   Pour faire court, ces deux époques s'entremêlent parfaitement, et Rielle et Eliana sont aussi intéressantes l'une que l'autre, alors ça ne donne pas envie de sauter des chapitres. Les personnages qui les entourent sont parfois quasiment plus intéressants qu'elles : Audric, le prince, et Corien l'ange à l'époque de Rielle, ainsi que Simon et Remy dans celle d'Eliana (vous verrez vous-mêmes qui sont ces gens quand vous lirez ce livre, parce que j'espère bien qu'une maison d'édition va vouloir le traduire !). Je préfère Simon à tous les autres, en partie à cause du mystère qui l'entoure et en partie à cause d'une révélation importante dont je ne peux pas vous parler.
 
   Dans ce livre, vous trouverez de la magie, du mystère, un peu de politique et de romance, et une bonne guerre ! Avec deux personnages vraiment badass. Que demander de plus ? Par contre, il fait quasiment 500 pages et il est extrêmement bien écrit, autrement dit plutôt compliqué à comprendre. Si vous ne vous sentez pas très à l'aise en anglais, ce n'est peut-être pas la meilleure idée, mais si vous avez un bon niveau il n'y aura pas de problème et vous apprendrez sûrement quelques expressions. Pour ceux qui lisent en anglais, je vous conseille forcément de vous jeter dessus dès sa sortie, et pour les autres, je prie pour qu'une traduction arrive et que vous puissiez le découvrir !
The Empirium Trilogy, book 1, Furyborn, de Claire Legrand (VO)

Tags : The Empirium Trilogy - tome 1 - Furyborn - Claire Legrand - Sourcebooks Fire - Fantasy - Young Adult - Coup de Coeur - VO

Book Haul Avril 2018 02/05/2018


Book Haul 
Avril 2018 
 
 
 
   Bonjour tout le monde ! Je suis particulièrement heureuse de vous présenter ce book haul, parce que comme vous l'avez sûrement remarqué aux couvertures, il n'y a rien pour les cours ! (Ça sent les vacances pas loin !) 
 
 

 
 
Le Roman du roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde, de Thomas Malory : Plus connu sous le nom Le Morte d'Arthur. Je le cherchais depuis longtemps sans le trouver, parce que je ne me doutais pas qu'on avait traduit le titre aussi différemment. Et comme en ce moment je commande beaucoup de livres du Moyen-Âge, quand Amazon m'a proposé ce livre et que j'ai vu Thomas Malory, je me suis dit "ENFIIIIIN !!!" ! J'en avais d'abord entendu parler dans le livre Le Secret du Graal, de Glenn Cooper (qui était excellent), et c'est apparemment le plus grand livre sur les légendes arthuriennes, le livre de référence, celui sur lequel on se base maintenant. En plus, cette édition est magnifique ! Je ne sais pas si la couverture est en cuir, mais ça en donne l'impression, le livre est relié et le papier est d'une qualité qui se sent au toucher, il y a même un petit ruban pour servir de marque-page ! Il fait 1000 pages et il y a vraiment toute la légende réunie dedans. J'espère pouvoir le lire pendant les grandes vacances, et je n'ai jamais été aussi impatiente de vous reparler d'un livre !
 
Le Joyau, tome 1, de Amy Ewing : Parce que de temps en temps, il faut se faire plaisir (ce qui est le but de chaque livre de ce book haul. Enfin un sans aucun livre de cours !) ! Ça fait des années que j'ai envie de le lire, il était temps que je me décide à l'acheter. Cette histoire de jeunes filles forcées à être mères porteuses pour la noblesse a l'air vraiment intéressante (en plus j'aime bien tout ce qui est féministe, en ce moment). Et la couverture est tellement jolie !
 
The Cabinet of Curiosities, de Katherine Catmull, Claire Legrand, Emma Trevayne et Stefan Bachmann (VO) : C'est un livre plutôt destiné aux enfants, il me semble. Mais comme c'est censé faire peur et que je suis une grosse trouillarde, je préfère. Dans ce livre, il y a 36 contes d'une quinzaine de page chacun, faits pour être bizarres, glauques et un peu dérangeants. Il est conçu comme un cabinet de curiosités : les histoires sont organisées par pièces, à vous de décider dans laquelle vous voulez aller et quel tiroir vous allez ouvrir. J'aime beaucoup ce principe. J'ai eu la chance qu'il soit à moitié prix le jour où je l'ai acheté (ce qui m'a permis d'acheter le suivant). Il fallait que je le lise parce que j'avais terminé Furyborn, de Claire Legrand, l'une des auteurs de ce recueil de contes. Le livre était excellent, j'avais adoré le style de l'auteure, et je devais absolument voir ce qu'elle avait écrit d'autre (vous aurez l'article sur Furyborn mercredi prochain). Et une fois de plus, la couverture est d'une beauté incroyable ! (et il y a des illustrations à l'intérieur)
 
Winterspell, de Claire Legrand (VO) : Je vous ai dit que j'avais adoré l'un de ses livres et que je voulais voir ce qu'elle avait écrit d'autre ? J'ai choisi son seul autre livre young adult (les autres étant pour les enfants, ce qui ne les empêche pas d'être bien, mais ils ont l'air de faire peur). De ce que j'ai compris, c'est une réécriture de Casse-Noisette (si on peut parler de réécriture quand l'oeuvre de base est un ballet), avec un petit côté thriller pas rassurant. Ça tombe bien, c'est l'occasion de découvrir l'histoire de Casse-Noisette en même temps ! Je connais seulement la musique, j'adore Tchaïkowski, un peu de culture en plus ne fera pas de mal. (Et puis la fille est rousse, un peu de solidarité !)
 
 
Voilà les petites merveilles qui ont rejoint ma bibliothèque ce mois-ci !
Et vous, du neuf ?
 
 
 

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